Meurtre présumé : l’ex-Miss est poussée au suicide après cinq mois de mariage
Le drame qui a frappé une jeune actrice et mannequin indienne soulève des questions troublantes sur les violences conjugales et les pressions familiales. Son décès brutal, survenu quelques mois seulement après son union, a déclenché une enquête fédérale aux révélations accablantes.
Un décès tragique aux circonstances troublantes
Le 12 mai dernier, Twisha Sharma, 33 ans, ancienne Miss Pune couronnée en 2012, a été découverte sans vie à son domicile de Bhopal. Cette actrice et professionnelle du marketing avait épousé Samarth Singh, avocat de profession, en décembre dernier après une rencontre sur une application de rencontre en février 2025.
Leur union n’aura duré que cinq mois, un laps de temps durant lequel la jeune femme aurait subi, selon les enquêteurs, un calvaire psychologique insoutenable.
Des accusations de cruauté mentale
Le Bureau central d’enquête indien a déposé un acte d’accusation de 600 pages visant le conjoint et la belle-mère de la victime, Giribala Singh, ancienne magistrate aujourd’hui retraitée.
Selon les autorités fédérales, « En raison de la cruauté mentale constante exercée par les deux accusés (le mari et la belle-mère de Twisha), elle n’a eu d’autre choix que de mettre fin à ses jours ».
Les deux prévenus font face à des charges d’incitation au suicide et d’actes de cruauté. Samarth Singh s’est rendu aux forces de l’ordre tandis que sa mère a été arrêtée. Tous deux demeurent actuellement en détention.
Des sévices psychologiques répétés
L’enquête révèle que l’époux aurait régulièrement utilisé un langage dégradant envers sa femme. Les investigations ont également établi que « Giribala Singh incitait de temps à autre son fils à exercer une cruauté mentale sur Twisha ».
Ces comportements auraient créé un environnement toxique insupportable pour la jeune femme, minant progressivement sa santé mentale.
Une grossesse source de conflit majeur
La situation se serait dramatiquement aggravée en avril dernier, lorsque Twisha Sharma est tombée enceinte. Ce qui aurait dû être une heureuse nouvelle s’est transformé en cauchemar.
Selon la famille de la défunte, « son mari et sa belle-mère ont mis en doute sa moralité et l’ont accusée de porter l’enfant d’un autre ». Les proches affirment également qu’ils « l’ont contrainte à avorter au cours de la première semaine de mai ».
Ces allégations s’inscrivent dans un contexte plus large de harcèlement lié à la dot, une pratique encore présente dans certaines régions indiennes malgré son interdiction légale.
Une défense qui conteste fermement
De son côté, Giribala Singh rejette catégoriquement ces accusations qu’elle qualifie d’« infondées ». L’ancienne juge soutient que la victime souffrait de troubles mentaux et s’est volontairement donné la mort.
Concernant l’interruption de grossesse, elle affirme au contraire que c’est Twisha qui aurait insisté pour avorter, expliquant ne pas désirer d’enfant.
Un discours médiatique controversé
Quelques jours après le drame, la belle-mère a organisé une conférence de presse qui a suscité l’indignation. Elle y a évoqué la santé mentale de sa belle-fille et l’a décrite comme « libérale », terme qu’elle a associé à la promiscuité.
Le père de Twisha a immédiatement réagi, dénonçant une tentative délibérée de salir la mémoire de sa fille.
Inosh George Carlo, défenseur de Giribala Singh, maintient : « L’enquête n’a révélé aucune preuve étayant les accusations initiales de harcèlement lié à la dot ou de meurtre… Nous l’affirmons depuis le début, mais les médias ne nous ont jamais écoutés. »
Une enquête qui se poursuit
Ankur Pandey, représentant légal de la famille de la victime, a indiqué que le Bureau central d’enquête sollicite actuellement l’autorisation judiciaire pour approfondir ses investigations.
Selon lui, « si de nouveaux éléments venaient à apparaître au cours des investigations, le rôle d’autres personnes pourrait être examiné et, le cas échéant, un acte d’accusation complémentaire pourrait être déposé ».
Cette affaire, qui a profondément choqué l’opinion publique indienne, met en lumière les violences domestiques dont sont victimes de nombreuses femmes, même celles ayant connu la réussite professionnelle.

